Après le minibus, voici le miniboat. Une première que ce franchissement de frontière par voie d’eau. Une excellente idée car les formalités sont réduites au strict minimum. C’était attendu mais l’ambiance est beaucoup plus « indienne ». A la fois de part la qualité des sites mais aussi de par la pression appuyée des demandes et offres en tout genre. En attendant, une excellente après-midi consacrée au Musée national et au Palais royal.
Deuxième journée dans la capitale cambodgienne. Immersion dans la marché du Dôme de Psar Thmei. Des odeurs et des étals pas toujours certains. Un long trek haché par les averses et les pauses qui s’achève au Vat Phnom, épicentre religieux et simiesque de la ville.
Troisième partie, finale, de l’approche de Phnom Penh. Le long trajet vers le musée Tuol Sleng (via le monument de l’indépendance), à peine achevé, que le temps s’arrête en 1979. Le Tuol Sleng Museum est une photographie des quatre années du régime Khmer Rouge. Absolument incroyable. Oui, c’est cela, quelque chose que l’on ne peut pas croire. Une suite de cellules et de photos installées dans l’ancien lycée devenu prison de haute sécurité. Dix sept mille détenus, dix sept mille morts. Après une transition au Vat Ounaloum, retour salvateur en 2009 dans un stade olympique ouvert au public. Le Cambodge d’aujourd’hui est nettement plus joli
Scène II – Siem Reap
Arrivé dans ce qui est le plat de résistance du voyage. Rapidement (bien) installé, le tour de la petite ville est très agréable. Un joli Vat, des moines et des chats, quelques bières et une ébauche de plan d’action pour le lendemain.
Sauf que depuis la fin de soirée, on se prend l’annexe du Typhon qui frappe le voisin vietnamien. Pas de vents violents mais une pluie drue et continue qui a fait déborder la petite rivière. Ce qui n’empêche en rien l’accès aux sites mais qui rend la visite bien moins agréable. Frein/Chagrin rongé/noyé dans les pintes d’Angkordraft et après délibération du Jury, il est décidé de remettre au lendemain toute ambition d’exploration. La lose. En espérant que le climat s’assèche rapidement.
Journée studieuse et appliquée. Après une matinée laissant craindre une redif de la veille. Location pour la journée d’un Tuk Tuk avec chauffeur et départ sur sites. Angkor Vat et Angkor Thom en mode headhunter. Le plus vaste site religieux du monde et la citée fortifiée du XXIIe siècle. Une vaste élégance et des figures de style. Entre dévotion et orgueil. Et même si la préparation avait défloré la surprise, une réelle excitation. The Holy Hour.
Deuxième saison de la série. Un bon soleil pour accompagner les visites du jour. Après une première journée XXL, un enchaînement – non moins intéressant – deux tailles en dessous. Avec dans l’ordre : Preah Khan, Preah Neak Pean, Ta Som, Meban oriental et Pre Rup. Le temps et la jungle donnent quelquefois un rendu inachevé ou bric à brac mais il y a un moment de grâce derrière chaque pilier, à la crête de chaque édifice, à l’intérieur de chaque Temple. Evidemment encore une bonne journée. Sinon, les rues de Siem Reap n’en ont toujours pas fini avec le surplus d’eau.
Troisième jour de la visite angkorienne déclinée sur trois sites. Trois sites qui auront nécessité d’élargir le cercle des recherches, permettant ainsi d’admirer le défilé des paysages et des habitants de la campagne environnante. Franchissement d’une route fortement humide afin d’accéder au Ta Prohm. Des ruines de Temples dévorées par la jungle. D’impressionnantes racines, qui quelquefois permettent à l’édifice de ne pas s’effondrer. Une civilisation face à la puissance de la végétation. Deuxième étape, le Banteay Srei. Un des plus petits mais un des plus fins Temples d’Angkor. Dommage que mon timing ai coincidé avec celui de plusieurs groupes. Un rien frustrant. Troisième et dernière étape au Banteay Samré qui est cette fois également abandonné par les touristes. Un peu d’intimité afin de faire le tri dans ces trois jours d’intenses visites.
Scène III – Battambang
A seulement trois heures de bus, voici déjà la dernière étape cambodgienne. Dimanche après-midi au milieu de toute la ville rassemblée sur les berges de la Stung Sangker. Entre fête foraine et marché à ciel ouvert. Très forte chaleur et musique techno à plein volume. Comme d’habitude, le seul moyen trouvé pour s’extraire du tumulte c’est les Vats … et les bières.
Le lendemain est consacré à la visite de temples situés à une vingtaine de kilomètres. Parcours en moto dop sur des pistes défoncées. Et comme cette journée est placée sous le signe du sport, on s’organise une double grimpette à une centaine de mètres d’altitude. Eprouvant mais utile, car en plus de la beauté des édifices on a une vue magnifique sur les environs. Bien entendu, il n’était pas question de quitter Battambang sans avoir gouté au Bamboo-train. Une palette posée sur rails et propulsée par un moteur de 6CV. Vitesse maximum, 30 km/h mais sensations garanties.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire